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جنبا إلى جنب |
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| Février 2012 | ||||||||||
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جنبا إلى جنب |
Je percerai inlassablement
Tous les chemins connus et inconnus
Toutes les issues
Prohibées et illicites
Et je reviendrai dansant, souriant
Je franchirai toutes les impasses
Je ne m’attache guère
A ces pierres
Ces murets millénaires
Et érodés
Je rivaliserai l’errance et les sens
Je troublerai encore ces eaux mornes
Je divorcerai l’oubli imperméable
Et obscène
Que ces chaînes iniques
M’infligent sans pitié
Je fumerai tes lettres et mes cartes
Je priserai tes beaux souvenirs
Pour que tu m’absorbes à l’infini
Et je reviendrai
Seul ton parfum sera ma nourriture
Si tu me le permets
Ta splendeur enfin me suffit
Pour vivre l’éternité …
... Et reviens la nuit
Ses nuages bleuâtres
Ses milles étoiles argentines
Dispersées comme des lettres
Sur une page
Le rêve se soûle
Devant cette séduction divine
Parviendrait-il à occuper
Le froid de ces larmes
La monotonie de ce calme ?!
Parviendrait-il à récupérer
Le temps mort
Sa prospérité en essor ?!
Je réinvente mes ex-désirs
Par objection,
Le stress qui m’obsède
Se tranquillise au bord
Des mers que versent mes yeux
Pourtant oserais-je les jouir ?!
Et ce temps qui insiste prétentieusement
Que j’aille droit vers
Les frontières du soupçon
De la déception
De l’inconnu …
Que ce défi est mystérieux
Lancé par le premier avenu
De mes jours à venir !
Et ces souvenirs
Voyons comme ils se cristallisent
En l’histoire de ma mémoire
C’est ainsi que leur sort
S’endort
Sa rosée s’évapore
Toute ma vue donc se brouille
Dans ce brouillard
Voguant pour nulle part …
Le troupeau des repentirs
Des regrets et remords
Ainsi galope jusqu’à l’aurore
Sur mon oreiller
Comment dire donc enfin
Au souffle amer du délire
De tamiser en gentilhomme
Sa poussière
Pour laisser mûrir
Au moins quelques grains
De mes plaisirs ?!
رعشة توقظ الباقي من جسم ينصهر
رعشة توقظ الحلم من مثواه الأخير
تتلوها دبدبة بالروح ساخره
من سكرة موت تسبق ميعادها
رعشة تلتف لها الساق بالجيد
والفرائس كالطير تهتز من فرح ومن آلام
والدموع خيوط منهمره
من رجاء ... من يأس و من حيره
رعشة تصعد بالكيان مصاعد تيه ساحر
تنأى بالحواس إلى منبع انسيابية اللون و النور
تقحم الفكر في أعماق ضبابية الكينونه
إنها رحلة عبر وهم تشكل من واقع و انعدام...
Au nom d’un scherzo
Favorite mais infidèle
A l’usure du temps indétrônable
Au nom de l’imagination
Des sens apatrides
Périlleux et avides
Au nom des rêves assoiffés
D’un souhait mutilé
Par les griffes d’une chance
Opprobre et ingrate
Au nom d’un torrent
De larmes rebelle
Où plonge profondément
Ma mémoire famélique
De poète fasciné
Par la dérision humoristique
D’une civilisation chavirante
Au nom de toute horde cannibale
En quête d’une danse incadencée
Et d’un prestige mensongère et dissimulé
Juste pour oublier
J’insulte dans le hurlement du tonnerre
Et le grondement des volcans révolus
Dans les satires que récite
Chaque chouette veuve violée
Lors de chaque nuit pluvieuse et ténèbre
Dans le refus de vivre que connote
Toute tombe nostalgique
LA RAISON D’ETRE
أوحى لي قلمي
أحرفا بلون حلمي
تناسقت منتفضه
في خطوط منسجمه
فخالجت نصاعة الورقه
خفت عليها من عيون النظام الساهره
وضعتها مطوية
في جيب سترتي الداخليه
بعد الغد وجدتها شاحبه
على حبل الغسيل والحروف مخفيه
وقد شاب بياضها زرقة غامقه
كانت عيون النظام الحاقده
أرحم من سذاجتي
ومن جهل أنامل زوجتي
Au souvenir d’une saison inoubliable
Vive encor malgré l’usure du temps, de l’espace
Au souvenir d’une ode interminable
Où tu es née en reine de tous les temps
Au souvenir d’une aventure impossible
Où je m’étais engagé en errance
Au souvenir d’une lettre adorablement majestueuse
Qu’en moi avait germé en silence
Au souvenir d’une passion terriblement chaleureuse
Qui dévore encore mon être, mon existence
Au souvenir d’une vague de larmes torrentielle
Qui emportait mon espoir vers une démoniaque absence
Je supplie inlassablement, je prie en humble
Que mes mots touchent le seuil de ta croyance
Que ces rêves gelés dans le reste saint de ma
cervelle
Tu
puisses aimablement les cueillir en clémence
...
وعند المساء تحل جهات الرجاء الوئيد
كأشباح تطلع من وهج الخوف الشديد
تحابي خطاك قد أنبتت أزهار فل خجول
وريحانة تستميل وريقاتها متناسخة
أليس إليك نحت الزمان قلادة أن تخلدي؟
رسمت الحكاية شوقا ... حياء ... صلاة...
خطابات وجد أن تدومي
أمانا و إشراقة كصباح المنعم؟
خرير دموعي بيني و بينك وصل
سكون رهيب تدور فوق جبيني
تورط أنت و حتى النخاع فأين دمي من
حدود مغيبك يا زهرة
تصلي الفراشات و النحل طوعا لها؟
فكيف أنا لا أكون شهيدا؟
زرعت خيالك فكرا بعقلي حضورا
تتبعت زجر الكسوف أمد عذابي سنينا
فلا أنت أمر و لا أنت نهي
ولا أنت نفي فأمحو عمرا
يلطخه صبر أعمى دحورا
فما دمت أنت أنا
سأنسى وجودي اختزالا
لطول المسافة غامت بلبس الكلام الكتوم
عصورا
على العتبات و أسوارنا و السطوح
شفيفا سينمو الربيع إذا من جديد تفوحي
بذا المعبر المفرد
فمهما يكون سألقاك حلما
يطيح بموتي البطيء
ينير نزوحي
إلى الليل هذا الجموح
عبورا زكيا كوجه النشور الصبوح
وعند الرجاء تحل جهات الخواء
تعود سوادا ... هجيرا
يعود البكاء بخفي حنين
كأن السبيل إليك
... جناح الجنون
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فراغ يؤثث هذا الفراغ
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Là où tu m’as laissé, autrefois, condamné
A guetter ton retour, sans jamais me lasser,
Fou, je fais les sept tours, toujours, toute l’année.
Reviens donc quand tu veux, à quoi bon te presser !
Puisque me voilà pris en le même vertige
De tes tendres murmures, m’enivrant à jamais.
Ainsi, je vole et danse, un papillon voltige,
Dans l’espoir de pouvoir te chanter bien aimée.
O, âme affectueuse! O, fée bien généreuse !
O, cœur de lait, ô, toi, vrai symbole de joie !
En habitant mes yeux, tu rends encor somptueuse
Ma vie, feuilleton de rêves, et je vais droit vers toi,
Là où tu sois, souvent, sans craindre m’égarer,
L’abeille, trompe-t-elle sa cellule et son miel ?!
Vais-je alors, et tu es mes six sens, ignorer
Mon chemin vers ton front scintillant comme un ciel ?!
De rêve en rêve, ainsi, mon être oublie son être
Puis s’acharne à s’unir à ton beau souvenir.
Il fuit temps et espace, et refait son paraître
Selon la vraie magie de ton câlin sourire.
A ma toile orpheline, je tisse en artisan
De ces rares couleurs de ton très doux parfum,
Ses files, et j’invente des iris bleus et blancs
Pour mon pré que je rêve repeindre sans confins.
De rêve en rêve, ainsi, mon esprit bien épris
Perd son agilité, se meut comme si tu es là
Me cajolant les sens de ta voix bien chérie,
Et je revois le rêve où nous sommes en rois
Elus enfin époux heureux et pour la vie,
Le rêve où toi et moi nous sommes bien nommés
Anges de l’amour pur, du plaisir, de l’envie.
Le rêve enfin d’un rêve purement embaumé.
De rêve en rêve, ainsi, ermite, tel en prière
Je m’incline adorant ton radieux visage,
Eblouit, errant m’emporte le fil de sa lumière.
Quelle rive possible donc pour quel cher ravage ?!
Février 2008